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Barème kilométrique 2026 : tableau officiel et calcul d'une indemnité kilométrique

Guide · Mis à jour le 5 septembre 2026 · ← Tous les guides

En bref : le barème kilométrique 2026 est inchangé pour la troisième année consécutive — ce sont les montants de l'arrêté du 27 mars 2023. Pour la voiture la plus courante (5 CV, moins de 5 000 km par an), l'indemnité est de 0,636 € par kilomètre. Le barème est forfaitaire (carburant, usure, entretien, assurance compris), majoré de 20 % pour un véhicule électrique, et il sert aussi bien au salarié qui déclare ses frais réels qu'à l'entreprise qui rembourse des trajets professionnels en note de frais.

Le tableau 2026 — voitures

d = distance parcourue à titre professionnel dans l'année, en kilomètres. La puissance est la puissance fiscale de la carte grise (champ P.6).

Puissance fiscaleJusqu'à 5 000 kmDe 5 001 à 20 000 kmAu-delà de 20 000 km
3 CV et moinsd × 0,529(d × 0,316) + 1 065d × 0,370
4 CVd × 0,606(d × 0,340) + 1 330d × 0,407
5 CVd × 0,636(d × 0,357) + 1 395d × 0,427
6 CVd × 0,665(d × 0,374) + 1 457d × 0,447
7 CV et plusd × 0,697(d × 0,394) + 1 515d × 0,470

Véhicule électrique : le résultat est majoré de 20 %, quelle que soit la tranche.

Motos (plus de 50 cm³)

PuissanceJusqu'à 3 000 kmDe 3 001 à 6 000 kmAu-delà de 6 000 km
1 ou 2 CVd × 0,395(d × 0,099) + 891d × 0,248
3, 4 ou 5 CVd × 0,468(d × 0,082) + 1 158d × 0,275
Plus de 5 CVd × 0,606(d × 0,079) + 1 583d × 0,343

Cyclomoteurs et scooters (50 cm³ et moins)

Jusqu'à 3 000 kmDe 3 001 à 6 000 kmAu-delà de 6 000 km
d × 0,315(d × 0,079) + 711d × 0,198

Quatre exemples de calcul

SituationCalculIndemnité annuelle
5 CV, 4 000 km4 000 × 0,6362 544 €
5 CV, 8 000 km(8 000 × 0,357) + 1 3954 251 €
6 CV, 25 000 km25 000 × 0,44711 175 €
5 CV électrique, 4 000 km4 000 × 0,636 × 1,203 052,80 €

Remarque utile : la tranche intermédiaire n'est pas un « taux réduit après 5 000 km ». Grâce à la constante ajoutée, 5 001 km en 5 CV donnent 3 180 € et non 1 785 € — le barème est continu, il n'y a pas d'effet de seuil brutal.

Ce que le barème couvre — et ce qu'il ne couvre pas

Conséquence pratique en note de frais : un salarié qui touche des indemnités kilométriques ne présente pas ses tickets de carburant en plus. Le péage, lui, reste une dépense à part, avec son ticket.

Deux usages, un même barème

Le barème publié par l'administration fiscale sert à deux choses distinctes qu'on confond souvent :

  1. Les frais réels du salarié sur sa déclaration de revenus : il renonce à la déduction forfaitaire de 10 % et déduit ses trajets domicile-travail au barème.
  2. Les indemnités kilométriques versées par l'employeur quand un salarié (ou un dirigeant) utilise son véhicule personnel pour un déplacement professionnel. Ces indemnités sont exonérées de cotisations sociales et d'impôt dans la limite du barème, à condition d'être justifiées.

C'est ce second usage qui concerne les notes de frais. Et c'est là que la justification compte : en cas de contrôle URSSAF, l'entreprise doit pouvoir montrer, pour chaque trajet, la date, le motif professionnel, le départ et l'arrivée, la distance, et la puissance fiscale du véhicule (copie de la carte grise). Une ligne « IK septembre : 640 km » sans détail est exactement ce qui se fait requalifier.

Comment l'appliquer mois par mois

Le barème est annuel, les notes de frais sont mensuelles. La méthode qui marche en TPE :

  1. Fixer un taux au kilomètre par salarié, selon la puissance de son véhicule — en général celui de la première tranche (0,636 pour 5 CV). Beaucoup d'entreprises choisissent un taux unique pour tout le monde, par simplicité ; c'est permis tant qu'il ne dépasse pas le barème du véhicule concerné.
  2. Saisir chaque trajet avec sa distance et son motif, le jour même — un trajet reconstitué trois semaines plus tard est rarement exact.
  3. Calculer automatiquement distance × taux, et figer le montant : si le taux change en cours d'année, les trajets déjà validés ne bougent pas.
  4. Vérifier en fin d'année le cumul par salarié. Au-delà de 5 000 km, le barème passe en tranche intermédiaire : si le taux mensuel était celui de la première tranche, le total versé peut dépasser légèrement le barème annuel, et l'excédent devient un avantage soumis à cotisations. Une régularisation sur la note de décembre règle la question.

Ce que fait notafee : une dépense « déplacement km » se saisit en kilomètres, le montant est calculé et figé par le serveur au taux configuré (réglable dans les règles de l'entreprise, sans effet rétroactif), et le trajet est exigé en notes avant toute soumission — pas de photo pour une IK, mais pas de ligne sans justification non plus. L'export comptable garde la colonne kilomètres pour le cumul annuel. Essai gratuit de 30 jours.

Et hors de France ?

Le barème ci-dessus est français. À Maurice ou à Madagascar, il n'existe pas d'équivalent publié de cette précision : les entreprises fixent un taux interne au kilomètre (en MUR ou en MGA), documenté dans leur politique de frais, et le font valider par leur comptable. La logique de justification (date, motif, trajet, distance) reste la même — c'est elle qui protège en cas de contrôle, quel que soit le pays. Voir aussi le guide notes de frais entre la France, Maurice et Madagascar.

Sources : arrêté du 27 mars 2023 fixant le barème forfaitaire des frais kilométriques, reconduit pour 2024, 2025 et 2026 ; brochure pratique de la DGFiP et simulateur impots.gouv.fr. Ce guide donne les ordres de grandeur utiles au quotidien ; il ne remplace pas le conseil de ton expert-comptable pour ta situation précise.

Des kilomètres, un taux, un montant figé.

Saisis la distance, notafee calcule et garde la trace du trajet.

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